Marilyne
Giorno

photo : Oren Giorno
"D'origine pied-noir d'Algérie par ma
mère et sépharade de Tunisie par mon père,
j'ai découvert la
danse orientale avec mes cousines. D’abord autodidacte, de façon un peu
désordonnée, mais très enthousiaste (des heures grappillées sur mes
études, toute seule devant ma glace...), ce n'est qu'au bout de
quelques années, grâce à l'enseignement de Lamia Safieddine, que je me suis
initiée à la technique de cette danse précise.
Au fil du temps j'ai appris d’autres danseuses,
telles que Rafaëlle Cohen et Anissa Kenzi, instinctivement, par osmose. Plus
récemment, au contact d'Anouk, de Nuria et de Yasmine, chacune avec sa
propre approche, et son style personnel, mais toutes les trois très rigoureuses,
j'ai découvert de nouvelles techniques et déclinaisons de cette danse.
La danse orientale répond exactement à la
nécessité d'un langage simple pour exprimer ce qui se transmet
difficilement par les mots. A la différence des danses occidentales, très
codifiées, elle laisse parfaitement libre de raconter, y compris sa
propre histoire, par l'improvisation. Elle est aussi une façon de lier les
cultures juives et arabe, dans la continuité de la tradition d'Afrique du Nord.
Quand je ne danse pas, je
travaille comme interne en médecine générale, et je m'intéresse depuis peu
à la valeur thérapeutique du mouvement dansé, sujet de ma thèse, une étude
qualitative sur l'effêt de la pratique de la danse sur les lombalgies
chroniques."